César traduit:
«Il est facile d'atteindre, même en troupe, à la demeure du vice; la route est unie, il habite près de nous. Mais les dieux immortels ont placé la fatigue et la sueur sur les chemins de la vertu, un sentier long et escarpé conduit à elle; il est rude d'abord, mais lorsque tu es arrivé au sommet, il devient facile.»
«Du reste, Epicharme, de Cos, nous dit sous une autre forme:
… τῶν πόνων
πωλοῦσιν ἡμῖν πάντα τἀγαθ' οἱ θεοί.
«Les dieux nous vendent tous les biens au prix de nos fatigues. Le bonheur s'achète, je l'ai payé, je puis en jouir. J'imite, en cela, l'exemple de mon unique maître, Socrate, je suis endurci contre le froid et tellement habitué à me contenter de peu qu'un rien suffit à mes besoins.
«Dans le pire milieu, je reste étranger. Je n'ai aucun souci de vouloir imposer mon commandement; Xénophon vous dira que telle était la coutume du grand Philosophe.
«Comme lui, je suis frugal, je ne bois jamais sans avoir soif et j'évite les alcools qui nuisent à la fois à l'estomac, à la tête et à l'esprit…
… καὶ γὰρ τὰ λυμαινόμενα
γαστέρας καὶ κεφαλὰς καὶ ψυχὰς ταῦτ' ἔφη εἶναι.