Dieu a pitié de son fidèle serviteur, le mal recule et fuit.
Le dur hiver s’efface, la neige disparaît, le Renouveau arrive et avec lui des forces nouvelles qui régénèrent la tribu.
Pied-de-Corbeau se souvient, si l’homme-au-bon-cœur revient, un jour, parmi ses frères, Gens du Sang, Sarcis et Pieds-Noirs sont sauvés.
L’Indien, reconnaissant, baise l’anneau du chef de la Prière. Il est heureux, sa mission est remplie.
D’un bond, les guerriers sont en selle. Ils enlèvent leurs chevaux qui partent dans un galop.
On les suit longtemps sur la plaine blanche… ils montent la colline et le rideau de sapins les cache aux yeux des hommes.
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Cris et métis sont rentrés sous leur tente, les femmes accroupies surveillent le foyer, les enfants jouent avec les jeunes chiens.
L’homme-au-bon-cœur contemple son petit peuple. Il a bâti la maison du Seigneur, et, sur les bords du lac Sainte-Anne, les errants se sont arrêtés.
Mais ici la terre est rebelle aux efforts, elle refuse ses richesses et le Père Lacombe, pasteur qui a le souci du troupeau, expose sa peine à Mgr Taché.