— Nous allons revoir notre bonne vieille mère la terre.

A cette place, le Père Lacombe a planté une croix. Tout autour, il y a des Indiens, des métis, une charrue, des bœufs, des chevaux, des chiens.

Le missionnaire a célébré la Sainte Messe sur la colline. Puis les hommes se sont mis en marche vers la forêt. La cognée sur l’épaule, ils cheminent, les voici arrivés. Le Père Lacombe commande :

— A genoux, prions le Maître de toutes choses de nous bénir et de bénir nos travaux.

L’oraison monte pour la première fois sur ce monde nouveau : « Notre Père… Je vous salue… » et l’invocation : « Saint Albert, aidez-nous à faire la volonté de Dieu. »

Puis la hache haute, l’homme-au-bon-cœur attaque un pin majestueux.

Le Père Lacombe commence la maison du Seigneur.

....... .......... ...

Les années se sont succédé, l’espérance a grandi. Dieu a pris, tour à tour, et l’évêque et son serviteur. Mais autour de l’église une ville a surgi ; dans les prairies, il y a des troupeaux par centaines, les granges sont pleines du blé de la moisson.

LE BON SAMARITAIN