Troisième, quatrième. Même cérémonie…
Je n’ai réussi qu’à me rendre malade.
Remontée de l’Eyjalfjordr au nord jusqu’à Glæsibaer, que nous laissons à droite. A droite aussi, l’église de Modruvellir, une église grise sur la prairie verte.
Nous passons l’Oxadalur sur un pont de bois. Les poneys ne s’habituent pas à cette façon de franchir les fleuves. Le bruit de leurs pas sonne sur le plancher et les effraye.
Direction sud-sud-ouest. Nous jouons à cache-cache avec le fleuve ; à tout instant, on passe de la rive droite à la rive gauche. Naturellement, il n’y a plus de ponts, les chevaux se réjouissent de patauger.
Enfin la vallée s’élargit, nous restons sur la rive gauche.
Bon terrain. Deux heures de galop pour sécher nos vêtements.
Puis la piste s’étrangle entre les hautes murailles sombres Val d’enfer où les démons hurlent dans la plainte du vent.
La côte est rude à gravir. Le fleuve toujours nous accompagne ; ses eaux tumultueuses se hâtent, blanches, parmi les rochers noirs. Sur le plateau, le paysage est lunaire : le hérissement des pics déchiquetés et des trous de lave grise.