En attendant que les dockers charbonniers veuillent bien travailler, l’Yport se dandine dans le vieux bassin où gît la carcasse d’un destroyer.

Les grues tendent vers le ciel des bras inutiles.

Visite et revisite de la douane. Le « brandy » est bon. Ces messieurs ont pris la consigne.


A flanc de colline, il y a un parc.

Dans l’herbe haute, je reste couché de longues heures, les paupières presque closes laissent filtrer au ras des cils une lueur horizontale faite du bleu du ciel et du bleu de la mer.


Un gosse essaye de se débarbouiller, sans y parvenir, en mordant à pleines dents une orange.

Dans la basse allée, une fille de l’Armée du Salut danse et chante un cantique. Les petites cymbales de son tambourin mettent un bruit vieillot dans le bruissement des feuilles.

Des femmes correctes promènent des enfants déguenillés.