Baer, café ; baer, café ; dîner : morue sèche, eau pure, coucher, lourd sommeil.
De dix heures du matin à trois heures, nous courons, non par les chemins, — il n’y en a pas, — mais par la plaine. Nous avons traversé Brekka, après une halte chez le docteur Larusson, une rivière aussi avec de l’eau jusqu’aux cuisses.
Près du baer de Bessastadagerdi, nous trouvons toute une caravane de vingt-cinq chevaux, conduite par trois paysans qui attendent la nuit avant de gravir la montagne.
Là-haut, sur le plateau, la neige est partout. Vers neuf heures, ce soir, elle sera durcie, donc plus facile à passer.
Faisons comme eux. Attendons. Nous débâtons nos poneys, qui, joyeux, broutent l’herbe.
Devant le baer, de vieilles femmes lavent la laine que cet hiver elles fileront.
Petit Guimy est mort. Ce matin, un bon chien islandais le remplace.