Il m’adopte et trotte derrière mon cheval.
C’est une bête de belle race, le museau en renard, la queue fournie, les oreilles droites. Il est noir avec une étoile blanche sur le front.
Ses quatre pattes sont aussi guêtrées de blanc.
Je le baptise Fjord.
Pour l’instant, sachant qu’il faut toujours profiter d’une halte, il dort le cou allongé sur ma selle.
Einar et les trois paysans, après un conciliabule secret, ont disparu.
Mystère et alcools frelatés !
Escalade du mont, montée du calvaire. Les chevaux gagnent mètre par mètre en se hissant d’un coup de reins brusque.
A pic, le gouffre ; sous une carapace de glace on entend le grondement des eaux.