Nous traversons à gué un fleuve qui roule des eaux noires entre les parois lisses d’une muraille de basalte.


Au baer, je dors dans le lit d’un valet qui me cède la place.

Dans le creux tout tiède, je me glisse en étirant mes membres et j’ai la sensation d’un bonheur absolu.


Trois heures après, Einar m’appelle.

— Monsieur, debout !

Hein ! quoi ? Déjà ? Sans renâcler, je me lève, j’avale le café bouillant.

Einar sangle les bêtes et me tend l’étrier. Hop là ! En route.