Einar sait fort bien que j’ai entendu. Il répond :
— Oui, monsieur.
Il a, du reste, maquignonné l’affaire ; le maître du baer est là, comme par hasard… et le poney aussi…
C’est une vieille bête rousse dont les côtes sont en cerceaux et les iliaques en porte-manteau. Elle est minable, mais elle a de bons yeux dorés sous les cils blancs.
— Il est vieux… fait le paysan.
Pardienne ! on ne peut le nier.
— … Mais c’est une excellente bête. Achetez-la, monsieur, elle est de bon conseil.
— Combien ?
— Trois cent vingt-cinq couronnes.
Et l’homme se hâte d’ajouter :