— Je vous donne le bât et la bride.

Oh ! Alors… un animal de « bon conseil » à ce prix-là, c’est donné.

Tope !

On lui colle aussitôt l’appareil cinématographique sur le dos.

Pauvre appareil, il n’a jamais été à pareille épreuve !

Combien de fois, au long de ma route, mes yeux se sont posés sur lui, alors qu’au trot de la bête j’entendais comme un bruit de ferraille ; le pied bringuebalait comme une rapière trop longue, dont le pommeau serait trop lourd.

Parfois il prenait au poney la fantaisie de se rouler, pattes en l’air… Puis, remis debout, il se secouait, heureux de ce délassement.

Ah ! j’avais bien besoin de m’empoisonner avec cet outil-là !

Et je revoyais les pièces minuscules, l’iris et les entrailles mystérieuses, les écrous gros comme des têtes d’épingle, les roues dentelées, le fragile obturateur.

Dans la sacoche, les boîtes rondes où se trouve la pellicule vierge.