1875. — Guerre de Kankan Mori contre le Sankaran : alternative de succès et de revers ; finalement Moriba, frère de Kankan Mori, est pris et tué par les guerriers du Sankaran, ce qui force Kankan Mori à acheter l’alliance de Samory par un fort cadeau en or.
1876. — Guerre de Samory, de concert avec Kankan Mori, contre le Sankaran : Victoire des armées alliées et mort de Barou Famadou, chef du Sankaran. — Partage des provinces conquises : le Sankaran, le Diouma, le Kouroulamini tombent entre les mains de Samory, pour sa part.
1877. — Sori Ibrahim profite de l’éloignement de Samory pour chercher à reprendre le Konia, et envoie ses deux fils Amara et Mori-Laé avec une armée dans le Sankaran et le Konia.
Samory, occupé dans le Diouma, envoie une partie de ses troupes sous les ordres de ses deux frères, Kémébirama et Maninka Mory, contre les fils de Sori Ibrahim, dont ils s’emparent et que Samory fait mettre à mort à Bissandougou.
1878. — La campagne terminée, Samory déclare la guerre à Kankan Mori qui a refusé de marcher avec lui : Victoire de Kémébirama et de Maninka Mory sur les troupes de Kankan Mori et investissement de Kankan.
1879. — Reddition de Kankan après un siège de dix mois, et prise de Kankan Mori, encore prisonnier de Samory.
1879-1880. — Sori Ibrahim fait une nouvelle tentative contre Samory et veut venger la mort de ses fils, profitant de ce que Samory est occupé contre Kankan Mory. Samory lui oppose un de ses lieutenants nommé Modi Diân Fing, qui est battu ; Samory prend le commandement de toutes ses troupes, et se porte dans le Ouorocoro. Après plusieurs jours de luttes les troupes de Sori sont battues près de Ouorocoro et de Ouomalé ; lui-même est fait prisonnier.
Sori Ibrahim fut condamné à la prison perpétuelle et chargé par Samory de prier Dieu pour le succès de ses armes. Ce malheureux serait encore actuellement détenu, quoique certaines personnes affirment qu’il est mort il y a quelques années.
1880. — Samory, débarrassé de Kankan Mori et de Sori Ibrahim, prend le titre d’émir El-Mouménin (commandeur des croyants).
1881. — Campagne victorieuse dans le Toukoro. Alakamessa, sous-lieutenant indigène aux tirailleurs sénégalais, est envoyé en mission chez Samory par le colonel Desbordes ; il rejoint Samory à Guéléba (Ouorocoro).