1882. — Kémébirama ou Fabou, frère de Samory, après avoir pris les provinces nord du Ouassoulou, marche sur le Ségou avec Famako (voir [page 14]).
Siège de Kéniéra et reddition de cette place le 19 février ; la colonne du colonel Borgnis-Desbordes arrive trop tard à Kéniéra (le 25 février seulement) pour secourir cette ville.
Samory franchit le Niger en septembre, se porte jusqu’aux environs de Niagassola, mais n’ose pas attaquer Kita qu’il sait en état de résister.
Il regagne le Niger et complète la conquête du Ouassoulou.
Dans cette même année, il charge un almamy du Ouassoulou de la conquête du Gankouna et du Toma.
1883 (commencement). — Prise du Gankouna et mise à mort de son chef Sakhadigui.
1er avril. — Samory, passé sur la rive gauche du Niger, occupe Sibi et menace Bammako. Le colonel Borgnis-Desbordes le bat complètement le 2 avril au marigot d’Oyako.
20 avril. — Poursuite de Samory par le colonel Desbordes qui ne réussit pas à le joindre. Samory repasse le Niger.
1883. — Tari Mori, lieutenant de Samory, ravage les provinces situées entre le Baoulé et le Bagoé, s’établit dans le Ganadougou à Komina et Saniéna, rive droite du Bagoé, et pousse ses colonnes jusque dans le Bolé et le Baninko.
1884. — Liganfali, lieutenant de Samory, s’empare du Soulimana et de sa capitale Falaba.