1885. — Fabou ou Kémébirama et Samory ont envahi le Manding et le Bouré. Défense héroïque du capitaine Louvel, bloqué dans le tata de Nafadié par les troupes de Samory. Il est, après un siège de plusieurs jours, dégagé par la colonne Combes. Retraite de nos troupes sur Niagassola, combat du marigot de Kokoro. Retraite des troupes de Samory sur le Bouré.
Mai-juin 1885. — Liganfali, après la prise de Falaba, est invité par le gouverneur de Sierra-Leone, sir Samuel Row, à venir à Sierra-Leone. Entrée triomphale de ce chef au son de 21 coups de canon.
1885. — Amara Diali, griot de Samory, s’empare et ravage le Folou, le Kabadougou, le Yorobadougou et reçoit la soumission de Tengréla, qui chasse, quelques mois après, les gens de Samory et recouvre son indépendance.
Sékou Momi menace le Ouorodougou et fait accepter à ce pays le protectorat de Samory.
1886 (commencement). — Les troupes de Samory sous les ordres de Maninka Mory ont envahi le Birgo, le Gadougou et le Gangaran ; elles menacent Niagassola et Kita. Le combat de Farki Ndjingo les force à la retraite et amène Samory à témoigner le désir de traiter des conditions de paix. Le capitaine Tournier est chargé de négocier le traité, qui n’est pas ratifié en France. Diaoulé Karamokho, fils de Samory, est amené en France.
1886. — Incursion de Tiéba dans la région entre Bagoé et Baoulé. Il livre combat aux troupes de Samory à Baffa et à Diakha (un jour de marche du Baoulé).
1887. — Retour de Diaoulé Karamokho chez Samory. Le capitaine Péroz fait signer un traité à Samory par lequel il nous abandonne en toute propriété toute la rive gauche du Niger et place tous ses pays de la rive droite sous notre protectorat.
Mars 1887. — Départ de Samory pour son expédition contre Tiéba ; siège de Natinian.
Mai. Siège de Sikasso.
Juillet. Reddition de Natinian. Samory continue inutilement de bloquer Sikasso.