Les provinces soumises directement sont :
Au nord, le Mienka, appelé aussi Menguéra, dont les centres principaux sont Djitamana, Tiéré, Ouattara, Douaso ou Ndougasoni et Kouoro, sur le Kouoro-ba.
Au centre, le Kénédougou ou Kompolondougou, dont la capitale est Sikasso ou Sikokâna, résidence habituelle de Tiéba. Daoulabougou, ancienne résidence du père de Tiéba, habitée actuellement par Mômo, sœur de Tiéba, qui gouverne cette province et qui jouit d’une très grande considération, quoiqu’elle ait fait une mésalliance en épousant un de ses esclaves, nommé Bilali ; les autres villages importants sont Natinian, Kourala, Kofana, Fô, Ngana, Sindou et Soubakhalé.
Au sud, le Samokhodougou, dont nous avons déjà parlé, et le Pomporo, province annexée depuis peu d’années, dont les centres principaux sont : Katon, Dioumanténé et Loufiné.
A l’est de ces provinces se trouvent les territoires des Tourouga, des Tousia, des Mboin(g) et des Kéréboro ou Karaboro.
Le Mienka, le Kénédougou et le Pomporo sont peuplés exclusivement de Siène-ré ou de Sénoufo, et l’on n’y trouve que quelques colonies de Mandé-dioula. Caillié, en traversant le Kénédougou, n’a pas signalé les Siène-ré ; il a commis le même oubli pour les Bobo, dont il a traversé le territoire pour se rendre de Néneinsou à Djenné. Cet oubli peut s’expliquer. Dans toute cette région, le Mandé-dioula désigne tous les peuples non musulmans par le titre de Bambara, qui prend ainsi la valeur de kafir (infidèle) : c’est pourquoi Caillié a désigné tous ces peuples sous le nom de Bambara.
Les provinces qui ont reconnu la suzeraineté de Tiéba sont les suivantes :
1o Au nord, le Diomadougou et le Bendougou ;
2o Au sud, le Kantli, le Moro et le Niéné (provinces de Tengréla) ;
3o Les confédérations Follona de Ngokho et de Mbeng-é.