2e coïncidence : « La ville du roi est entourée de huttes, de massifs d’arbres et de bocages qui servent de demeure aux magiciens de la nation », etc.

3e coïncidence : « La porte du pavillon est gardée par des chiens d’une race excellente qui ne quittent presque jamais le lieu où est le roi ; ils portent des colliers d’or et d’argent, garnis de grelots de même métal. »

4e coïncidence : « L’ouverture de la séance royale est annoncée par le bruit d’une espèce de tambour qu’ils nomment déba. Les coreligionnaires du roi se prosternent devant lui. »

Mes informateurs tiennent ces traditions de leurs ancêtres qui habitent Ngokho depuis fort longtemps. Toutes ces coïncidences me font croire que l’auteur arabe précité a dû confondre Ghana (Birou ou Oualata) dans le Baghéna ou Bakhounou avec Ngokho. C’est peut-être une simple erreur de copiste.

En tout cas, on peut affirmer que tout ce qu’El-Békri raconte de Ghana se rapporte à Ngokho.

L’orthographe des noms est si mal écrite que très souvent les traducteurs ont confondu en une seule et même localité trois lieux différents : c’est ce qui s’est produit pour Kaukau, Kouka, Koukoua, que Cooley, dans sa Nigritie des Arabes, a identifiées.

Ce qui est certain, c’est que Gago ou Ngokho était déjà connu du temps de Léon l’Africain.

Voici ce qu’il en dit, livre VII, page 156, traduction de Jean Temporel : « Gago et le royaume d’icelle.

« Gago est une cité semblable à Kabra, sans muraille et distante de 400 milles dans le midi de Tombouctou. Maisons laides, quelques édifices assez beaux et commodes dans lesquels logent le roi et sa cour.

« Les habitants sont de riches marchands.