De son versant nord sortent les eaux qui vont former la rivière de Kouoro ou Koba-Diéla, dernier affluent important du Niger : le même que Caillié a traversé entre Kouoro et Dougasoni dans sa marche sur Djenné en 1827.
A l’est, les eaux du massif Natinian-Sikasso forment la branche occidentale de la Volta ; enfin, du versant sud sortent les deux rivières qui forment le Comoé ou rivière de Grand-Bassam.
Une région aussi bien arrosée ne peut être que fertile et bien peuplée ; malheureusement les guerres qui s’y sont livrées et qui s’y livrent encore actuellement ont fait disparaître une partie de la population. Certaines régions, comme celle de Dioumanténé à Niélé, étaient couvertes de villages, les cultures se touchaient, la densité de la population devait excéder 40 habitants par kilomètre carré. Aujourd’hui, dans les États de Tiéba, la moyenne est d’environ 12 à 15 habitants par kilomètre carré.
Les principales communications à travers le pays ont lieu du nord au sud, elles relient le Ségou et le Djenné au Ouorodougou, routes de sel et de kola comme chez Samory.
Elles sont au nombre de quatre :
1o Itinéraire suivi par Caillié, qui va de Timé par Tengréla, Fala, Tiola, le Menguéra et le pays des Bobo-Oulé, sur Djenné ;
2o La route du Ouorodougou par Tengréla, Fourou, Natinian ou Sikasso sur le Menguéra, où elle rejoint la route précédente ;
3o La route du Follona par Mbeng-é, Ngokho, Dioumanténé, Sikasso sur Djitamana, le Bendougou et Ségou, ou Djitamana, Néneinso et Djenné ;
4o Et enfin la route de Léra, Sindou ou Soubakhalé à Sikasso.
De l’est à l’ouest, cette région n’est traversée que par une seule route importante, celle de Ténetou à Bobodioulasou par Kourala, Natinian, Sikasso, Ngana et Sambagoin, et une route secondaire, celle de Tiong-i, Fourou, Dioumanténé, Niélé et Léra.