Ce brave souverain refusait absolument de me voir ou de me laisser entrer dans son village ; il ne désirait même pas recevoir mon envoyé, en revanche il protestait de son amitié pour les Français et pour moi en particulier : « J’obtiendrai de lui tout ce que je demanderai. Quand je fixerai mon départ, il me donnera un homme qui devra me conduire de sa part jusqu’à l’entrée des États de Kong et me recommander à Iamory, prince de la famille régnante de Kong. »

Toutes les tentatives que je fis par la suite restèrent sans résultat : il me fallait renoncer à avoir une entrevue avec Pégué et à entrer à Niélé.

Je m’empressai, puisque d’autre part il était plein de dispositions bienveillantes à mon égard, de lui faire parvenir un cadeau, dont voici le détail :

Une belle paire de pistolets à piston ;

Une paire de pistolets à silex ;

Un tapis de selle en velours bleu bordé d’or ;

Deux caftans, un en velours grenat, l’autre en velours vert ;

Un bonnet en velours frappé or ;

Un turban en tricotine dorée ;

Trois pièces de calicot imprimé, des rasoirs, glaces, couteaux, perles, etc.