Des clous de girofle ;
Des maumi ou niomi (galettes de farine de mil ou de maïs frites dans du beurre de cé) ;
Des koyo ou pagnes en bandes.
Le tout est rangé par petits lots, se vendant de 10 à 80 cauries ; pour 20 francs on achèterait tout le marché.
C’est dans les cases que se fait le commerce de captifs, de sel et de kolas. Il n’y a dans les deux villages qu’une dizaine de pièces de guinée et de cotonnade en tout. Les marchands de sel vont dans les cases s’entendre avec les marchands de kolas, et au bout de plusieurs visites le marché se conclut. Quelquefois, mais très rarement, le marchand de captifs (diontigui) fait le tour du marché avec deux ou trois malheureux, non vêtus, mais bien enduits de beurre de cé. Après quelques ini-sini (bonjour) on s’abouche, on va débattre le prix et faire choix de la marchandise dans la case.
Pour la vente et l’achat de chevaux, c’est moins compliqué : il n’y a qu’un acheteur, c’est l’almamy. A-t-il besoin d’un ou de plusieurs chevaux, il envoie un sofa conduire sept, huit, neuf ou même dix captifs par cheval à Sory, dougoukounasigui, résident de Ténetoubougoula, et lui donne l’ordre d’acheter ; ce dernier débat les prix et achète pour le compte de l’almamy. Le marché terminé, le sofa conduit le cheval à son maître.
Actuellement, un cheval commun vaut huit ou neuf captifs.
8 juillet. — C’est aujourd’hui vendredi, jour du grand marché à Ouolosébougou. Founé Mamourou, qui vient me voir, me dit que ma présence ici va attirer beaucoup de monde des environs. Vers huit heures du matin, les vendeurs commencent à arriver ; à onze heures le marché bat son plein.
Comme je veux éviter une fausse interprétation, je ne me servirai pas des expressions « marché important, centre commercial, grand marché », etc., termes qui prêtent tous à l’équivoque, et je me borne à donner ci-dessous l’énumération fidèle de tout ce qu’il y avait sur le marché :
PRIX DE VENTE EN CAURIES ET EN FRANCS.