Cauries[8]Francs.
50kilogrammes demille moule (2 lit. 500)1ba2,50
20fonio»2,50
10riz»2,50
2à 300 kilogrammes de sella barre de 25 kilog.31ba77,50
50kilogrammes de beurre decéle kilogramme2kémé0,50
7ou 8 chèvresla chèvre12ba30 »
7ou 8 moutonsle mouton15ba37,50
5ou 6 pouletsle poulet 1 ba et 4 kémé3,30
2bœufsle bœuf68ba170 »
2ânesl’un48ba120 »
6fusils à pierre à uncoupl’un15ba37,50
Des koyo ou bandes de pagneblanc du pays, larges de 10 centimètres (2 sougoudé), mesure del’extrémité du pouce à l’extrémité du petit doigt, la main étenduele plus possible, plus une largeur de 3 doigts (environ au total 66centimètres), se vend1kémé0,25
9pierres à fusill’une1kémé0,25
25aiguilles40cauries0,10
2pièces de guinée bleuela coudée3kémé0,75
la pièce de 15 mètres9ba22,50
1pièce de calicot blancanglais de mauvaise qualité, la pièce de 15 mètres11ba27,50
2dialabougou (turbanen étoffe du pays)l’un5ba12,50
2houes,

fabrication indigène

l’une6kémé1,50
5pots en terre,l’un61,50
4couteaux,l’un30,75
3tabourets en bois,

fabrication indigène

l’un4kémé1 »
6petites corbeilles,l’une61,25
3chapeaux en paille,l’un61,50
1main de papier blancla feuille10,25
Ourou, noix dekola[9] ; prix variables selon la grosseur et laqualité.
Des bandes de palme pourvannerie ;
Quelques perles trèsordinaires ;
Des portions de peau de bœufgrillée ;
Des portions de sangcaillé ;
Et enfin toute la série despiments, condiments, ognons.

Les petits articles sont, en général, toujours vendus ; il en est de même du sel, du beurre de cé, des kolas, dont une bonne partie est enlevée à la fin de la journée. Mais il n’en est pas de même du bétail (bœufs, chèvres, moutons), des ânes, des fusils et des étoffes ; j’ai rarement vu vendre plus de deux ou trois têtes de bétail, un fusil et quelques coudées de guinée.

Le petit bétail vient du Ségou par la route de Fougani-Dioummansonnah et Bougoula. Les bœufs et ânes sont des animaux porteurs mis en vente par des marchands qui ont été malheureux dans leurs opérations.

Les chevaux et le sel viennent des marchés du nord du Bélédougou, Banamba, Touba, Sokolo, Gombou, et passent en transit à Bammako.

Les fusils sont de fabrication belge, ils proviennent de Sierra Leone, ainsi que le calicot blanc.

La guinée bleue seule vient de Médine. Nous ne sommes donc presque pour rien dans le modeste chiffre d’affaires qui se traite à Ouolosébougou.

Je résolus de mettre à profit mon séjour à Ouolosébougou en amassant le plus grand nombre possible d’itinéraires et de renseignements ; aussi, dès le lendemain, j’allai me promener à cheval dans les villages des environs, afin d’en relever l’emplacement ; je dus malheureusement cesser ces promenades quotidiennes sur les observations de Founé Mamourou, qui essaya de me persuader que je causais une grande terreur dans la région, que les gens du pays croyaient que j’étais venu pour leur faire la guerre, et que déjà beaucoup de femmes étaient parties à la colonne pour se mettre en sûreté. Tout cela était absolument faux ; ce qu’il y avait de vrai, c’est qu’on voulait m’empêcher de prendre des renseignements.

Je puis dire que jamais personne ne m’a vu prendre une boussole, et je ne me servais de mon calepin que quand j’étais à l’abri des regards des indigènes. Quant à la crainte de me voir surprendre le pays, c’était dérisoire : je n’avais pas un soldat, et depuis mon arrivée j’avais même considérablement réduit mon personnel.

En quittant Médine, j’avais 18 âniers, 2 domestiques, 1 chef de convoi et 6 porteurs : au total, 27 hommes. Depuis plus d’un mois que ces gens-là servent auprès de moi, chaque ânier commence à savoir conduire deux ânes ; de plus, la vie étant assez chère ici, j’ai dû vendre pas mal d’articles, et j’ai eu soin de me débarrasser de ce qu’il y avait de très lourd et de trop gênant, de sorte que j’ai pu renvoyer une partie de mes hommes et procéder à un écrémage, ne conservant que les bons. Mon personnel aujourd’hui ne se compose que de dix âniers non armés, d’un cuisinier, d’un palefrenier qui me sert en même temps de domestique, et de mon fidèle Diawé qui, comme homme de confiance, est investi d’une autorité sur les autres. Ces trois derniers indigènes seuls sont armés de deux fusils Beaumont et de mon fusil de chasse. Aucun de ces trois hommes ne porte un effet militaire, tous s’habillant à leur guise ; la terreur que nous jetons parmi ces gens-là n’est donc pas justifiée.

La population des trois villages se décompose ainsi :