| RÉSIDENCE | |
|---|---|
| Samandougou | Bono, près Fasélémou (route de Bobo-Dioulasou). |
| Kombi | Kawaré (route de Bondoukou). |
| Morimakhary | Bogomadougou (route du Djimini). |
| Souma-Fing | Limono (route de Léra). |
| Souma-Oulé | Niafounambo (route de Léra). |
| Samba-Kari | Saouta, près Dialacoro (territoire des Dokhosié). |
| Kérémory | Tosiansou, près Sikolo (route de Léra). |
| Karakara | Kéméné, près Niassan (route de Bobo-Dioulasou). |
| Famakha | Noumandakha (territoire des Tiéfo). |
| Gouroungo-Dongotigui, appelé aussi Bagui | Kimini, près Léra. |
| Saliasahanou | Kondou, près Nafana. |
| Soury | Kapi (route de Léra). |
| PETITS-FILS DE SÉKOU ENCORE ENVIE | RÉSIDENCE ACTUELLE | |
|---|---|---|
| (4) | Kongondinn,fils de Morimakhary. | Territoire des Tagouara. |
| (7) | Pinetié, — id. — | — id. — |
| (8) | Badioula, — id. — | — id. — |
| (3) | Dakhaba, fils deSouma-Fing. | Limono (route de Léra). |
| (6) | Iamory, — id. — | Kimini (route de Léra). |
| (2) | Karamokho-Oulé,fils de Gouroungo-Dongotigui (appelé aussi Bagui). | Kong. |
| (5) | Kérétigui, — id. — | Kong. |
| (1) | Soukouloumory,fils de Saliasahanou. | Birindarasou (route de Léra). |
| ARRIÈRE-PETITS-FILS DESÉKOU AYANT QUELQUE AUTORITÉ | RÉSIDENCE | |
|---|---|---|
| Mory Ciré,petit-fils de Samandougou. | Bono (route deBobo-Dioulasou). | |
| (9) | Bakari,petit-fils de Kombi. | Kawaré (route de Bondoukou). |
| Dabéla, fils aînéde Pinetié. | Mélenda (route du Djimini). | |
| Massa-Gouli, filspuîné de Pinetié. | Ténenguéra (route de Djimini). | |
| Morou, autrepetit-fils de Morimakhary et fils de Kankan, décédé. | Kotédougou (près de Bobo-Dioulasou). | |
| Sabana, fils deIamory. | Limono (route de Léra). | |
| Wouintétou,petit-fils de Souma-Oulé. | Niafounambo (route de Léra). | |
| Massa-Dabéla,petit-fils de Samba-Kari et fils de Barakhatou (décédé). | Saouta (territoire des Dokhosié). | |
| Ali-Ierré, frèrecadet de Massa-Dabéla. | Diébougou (territoire des Dian-ne). | |
| Baba Ali,petit-fils de Kérémory. | Territoire des Tagouara. | |
| Kongondinn, frèrecadet de Baba Ali. | Tosiansou (route de Léra). | |
| Soma, plus jeunefrère des deux précédents. | Gouéré (près Dialacoro, territoire desDokhosié). | |
| Mori-Fing,petit-fils de Karakara. | Kéméné (route de Bobo-Dioulasou). | |
| Kandingara,petit-fils de Famakha. | Dandé (territoire des Tagouara). | |
| Lasiri, fils deKaramokho-Oulé. | Kong. | |
| Pinetié, fils deSoukouloumory. | Birindarasou (route de Léra). | |
| Assounou,petit-fils de Soury. | Kapi (route de Léra). | |
Les numéros indiquent l’ordre de succession au pouvoir si les choses se passaient légitimement. Actuellement le pouvoir est entre les mains de Karamokho-Oulé, quoique, suivant les règles, ce soit Soukouloumory qui devrait régner. Ce dernier mène une vie de débauche et d’ivresse qui l’a plongé dans l’abrutissement le plus complet, de sorte qu’il n’a jamais régné et qu’il est absolument oublié et méprisé de tous.
Le chef religieux de Kong est l’almamy Sitafa Sakhanokho ; il semble ne jouer aucun rôle politique et a beaucoup moins d’influence que n’en avait son prédécesseur l’almamy Saouty. Il est en quelque sorte le ministre de l’instruction publique de Kong, et a sous son autorité les écoles arabes (au nombre d’une vingtaine). Lui-même fait un cours aux adultes et aux hommes âgés. Karamokho-Oulé et tous les anciens, du reste, vont deux ou trois fois par semaine assister à des conférences faites par l’almamy Sitafa sur le Coran, l’Évangile et le Pentateuque.
L’instruction est très développée à Kong ; il y a peu de personnes illettrées. L’arabe qu’ils écrivent n’est pas ce qu’il y a de plus pur ; on est cependant étonné de les voir aussi instruits, car aucun Arabe n’a jamais pénétré jusqu’à Kong. L’instruction est donnée aux écoliers par des Mandé-Dioula qui en ont rapporté les éléments et quelques manuscrits provenant de la Mecque.
Actuellement il n’y a pas à Kong un seul musulman revenant de la Mecque. C’est à peine si, dans une période de vingt ans, il se trouve un pèlerin se rendant à la ville sainte.
Tous les Ouattara portent le titre de fama, massa, mansa (roi) ou massadinn (fils de roi) ; dans les actes écrits on les désigne par le titre d’émir beled (chef du pays).
Si les gens de Kong ne font pas la guerre, cela ne les empêche pas de faire des conquêtes ; ils y procèdent avec un ordre et une méthode remarquables, en envoyant le trop-plein de la population de la ville s’établir sur toutes les routes qu’ils ont intérêt à tenir.
Environnés de toutes parts de peuplades fétichistes, qui ne vivaient que de rapines et de brigandages, les gens de Kong ne pouvaient se livrer aux transactions commerciales et écouler leurs cotonnades qu’avec de grosses pertes, provenant de droits exorbitants à payer aux roitelets fétichistes des environs, sous peine de pillage.