[88]Pays indépendant, situé entre le Ségou et Djenné et placé sous l’autorité des Sonninké les plus influents de la région.
[89]Le couscous est préparé avec du petit mil (sanio) que l’on pile jusqu’à ce qu’il présente des granules grosses comme de la semoule, puis il est cuit à la vapeur dans un chaudron perce de trous qui sert de couvercle à une marmite pleine d’eau. Le couscous, une fois cuit, est séché au soleil et peut se conserver fort longtemps. Pour l’apprêter, il suffit de l’arroser avec un peu d’eau bouillante. Il se mange avec toutes les sauces, à la viande, ou simplement dans du lait frais ou caillé.
[90]Tombo (chenille), foroko (outre, peau de bouc), fani (étoffe : étoffe en outre de chenille).
[91]Le lomas est une broderie particulière, qui veut dire de « trois doigts de largeur ».
[92]Bouche noire.
[93]Comme cette étymologie me paraît hasardée, je la cite comme on-dit ; jusqu’à confirmation, je n’y crois pas.
[94]Peuple du Gourounsi.
[95]A Poura, m’a-t-on dit, les gens ont un peu plus de facilité pour se livrer à l’exploitation de l’or ; les orpailleurs lavent les alluvions d’un ruisseau dans lequel il y a de l’eau encore pendant quelques mois après la fin des pluies.
[96]Les Dafing et les Mossi de Boromo ne prononcent jamais di, ils changent partout cette diphtongue en z : ainsi ils disent Zoula au lieu de Dioula, a man zan au lieu de a man dian (il n’y a pas loin), Zabéré pour Diabéré, etc.
[97]On appelle aussi Gandiari : Diamberma, Zamberma ou Zaberma ; c’est ce dernier nom qui est le nom du pays d’origine de Gandiari et de ses guerriers. Ils viennent de Zaberma, rive gauche du Niger, au nord de Say et du Haoussa.