Le massif du Gankouna (7 à 800 mètres de relief sur le terrain environnant) serait, comme forme et comme aspect, à peu près identique au massif de Kita : comme sur celui-là, il y a des villages sur le plateau et autour du massif. Ces villages seraient au nombre de onze.

Ce massif se prolonge par le Toukoro jusque dans le Ouorocoro, séparant ainsi le bassin du Yendou et du Milo de celui du Ouassoulou-Balé. Puis il détache les chaînes de collines qui viennent séparer les uns des autres les divers cours d’eau secondaires qui se jettent dans le Niger entre Siguiri et Kangaba.

De ce massif sortent le Yendou et le Milo avec leurs affluents, le faisceau des rivières de Kangaba formé par le Fié, le Sankarani et le Dibantoukoro, puis le Ouassoulou-Balé et ses affluents.

Le massif du Ngarakhadougou, de même altitude que le précédent, se prolonge par le Kabadougou, vers le Noolou et le Niéné, et lance de petits contreforts qui séparent le Ouassoulou-Balé du Baoulé et le Baoulé du Bagoé et de ses principaux affluents. C’est dans ce massif que le Baoulé et le Bagoé prennent leurs sources.

René Caillié, dans sa route de Kankan à Tengréla, a franchi tous ces cours d’eau ; mais il ne nous a pas rapporté assez de détails pour nous permettre de reconnaître leur plus ou moins grande importance.

La constitution géologique de la ligne de partage est, d’après les indigènes, analogue à celle des hauteurs de la rive gauche du Niger : elle serait constituée de schiste, de grès, d’agglomérés de fer très durs, et quelquefois de quartz. Caillié cependant nous signale dans sa marche de Timé à Tengréla la présence dans le sud de quelques petits pics granitiques isolés qui doivent probablement se relier au massif du Ngarakhadougou et faire partie de ce nœud orographique.

Les lignes de collines qui courent du sud au nord entre les divers affluents du Niger semblent être de peu d’importance comme relief, et se présenter sous forme de petits plateaux desquels descendent un grand nombre de ruisseaux et de petites rivières qui constituent autant de vallées fertiles, dans lesquelles se sont élevés la plupart des centres habités.

Dans plusieurs de ces vallées, les indigènes se livrent à l’exploitation de l’or, en lavant des alluvions ; mais le rendement n’a jamais été bien grand et est toujours resté inférieur à celui du Bouré et du Bambouk.

L’exploitation aurifère avait surtout lieu dans la région Samaya, Silouba, Sékou, à l’est de Siguiri.

Les vallées principales sont larges, à fond plat, et sujettes à de nombreux débordements, car il y a très peu de villages situés exactement sur les cours d’eau mêmes, les indigènes ayant surtout cherché à éviter les inondations.