Ces petits pays n’ayant pu opposer qu’une faible résistance, leurs chefs furent pris et décapités par ordre de Samory.
C’est le Banan qui était le pays le plus peuplé de la région ; actuellement il y a peut-être au grand maximum 40 villages où il y ait encore quelques habitants.
Il m’a été très difficile d’obtenir les quatre itinéraires que je possède à travers le Banan, ce pays, depuis la conquête, n’étant plus traversé par les marchands, qui, comme on le sait, recherchent les chemins passant dans les contrées peuplées.
Voici la liste des villages ayant quelque importance :
Bougoula dans le Safé, petit marché, jadis très fréquenté à cause de sa situation sur la route Ségou, Dioumansonna, Ouolosébougou, Kangaré.
Banko, dans le Banan, petit marché fréquenté il y a cinq ans encore par les marchands qui venaient de Yamina à Ténetou.
Faraba, grand village, pas de marché, entouré d’une enceinte en terre et d’un palanquement en bois (diassa), résidence d’un frère de Samory, Fabou, appelé aussi Kémébirama ou Birayma tout court, et d’un fils de l’almamy, Masser Mahmady.
Faraba est au centre du Tiaka, sur la route de Kangaba à Ouolosébougou.
Ouolosébougou, dont j’ai parlé plus haut.
Kangaré, près du Ouassoulou-Balé, marché moins important que celui de Ouolosébougou (tous les lundis).