Ces pays sont entièrement dépeuplés ; on voyage des deux et trois jours sans rencontrer d’habitants. Aussi n’existe-t-il aucun itinéraire qui mène directement du Ouassoulou à travers le Yorobadougou, et du Ganadougou vers Maninian ou Timé.

Voici les principaux itinéraires qui traversent de l’est à l’ouest les régions dont je viens de parler.

1o Le chemin Bougouni, Farabakourou, Ména, Bénokhobougoula, Komina ; il reliait directement Ténetou au Ganadougou et au Kénédougou, mais n’était qu’une ligne commerciale d’importance secondaire.

2o Le grand chemin de Ténetou à Tengréla, qui se composait en réalité de deux itinéraires. L’un, à peu près direct, passant par Farabakourou, Ngola (Ngokhola), Niamhalla, Koloni, Kalaka, Dialakou, Zéna, Touséguéla, Ouarakana, etc., était le moins fréquenté. L’autre, le plus important, faisait de légers détours pour passer à Niankourazana, Ntominandokho (le marché de Tomina), qui était un marché se tenant dans la brousse, où se donnaient rendez-vous une fois par semaine tous les villages des environs, et à Niamhalla, que les marchands fréquentaient aussi ; à Zéna il rejoignait le chemin précédent.

3o Le chemin direct de Tengréla par le Papélé, le Sibirila et le Yorobadougou, qui partait de Foulaboula, rive gauche du Baoulé, passait au marché de Banko et entrait dans les pays Sénoufo à Néguépié et Foutiéré.

Tous ces villages, à peu d’exceptions près, sont détruits, et les marchés du Foulala (Niamhalla, Ntominandokho et Niankourazana) n’existent plus depuis cinq ans.

4o Le grand chemin de Niamansala à Komina, par Banko et Diaka.

5o Celui de Banankili et Narambougoula à Bénokhobougoula par Foulala (ex-marché) et Tiéganadiassa.

Ces deux derniers chemins ont été très fréquentés par les gens du Ouassoulou nord, qui se rendaient assez volontiers à Komina au temps où le village était le rendez-vous des gens du Ségou et des marchands du sud.

Dans toute cette région il n’existe actuellement qu’un seul marché ; il se tient à Gakhoulou, dans le Tiémala ; j’ai vu des Dioula s’y rendre pour acheter des koyo (pagnes du pays) ; il est moins important que celui de Ouolosébougou et dans le genre de celui de Kangaré.