[13]Touré est bien un diamou mandé, car il est porté par des fétichistes kagoro qui n’ont jamais mis le pied dans le Haoussa. Je fais cette observation pour les étymologistes qui pourraient dire que Touré vient de Ba-touré, homme étranger, en haoussa. On pourrait en effet supposer que le ba est tombé par l’usage, comme devant Ba-Haoussa, homme du Haoussa ; mais ici ce n’est pas le cas, Touré est bien un diamou mandé.
[14]L’expression maître est très souvent employée par les femmes à l’égard de leur mari. Jamais elles ne se permettent de l’appeler par son nom ou de l’appeler : mon mari ; quand elles parlent de lui, elles l’appellent lui, l’hôte, celui-ci, s’il n’a pas de titre connu, chef de village ou instituteur, etc. Elles disent en parlant de lui : c’est l’homonyme de Moussa, de Mouktar, etc.
[15]Ce qui veut dire : « riz blanc des deux femmes du même mari ». Cette variété de riz est bien connue dans tout le Soudan et elle est très appréciée.
[16]La propriété foncière n’existe pas : elle n’est que momentanée, la terre étant réputée appartenir au naba de Nalirougou, personne ne peut l’aliéner.
[17]Le prix des ânes varie à Oual-Oualé entre 30000 et 50000 cauries.
[18]Il pourrait très bien se faire que ces traces relativement petites soient celles d’une variété de petits hippopotames et non de jeunes animaux comme je le suppose. Cependant les noirs de tous les pays que j’ai visités citent comme mœurs particulières de l’hippopotame que dès qu’une femelle a mis bas un jeune mâle elle est forcée de fuir avec le petit pour échapper aux mâles adultes, qui tueraient le jeune. Comme à côté des petites traces je n’ai jamais observé celles de la mère, j’en conclus que si l’on n’est pas en présence d’une variété plus petite, la femelle doit abandonner son petit dès qu’il est sevré pour retourner auprès des mâles adultes, qui se tiennent dans les grands cours d’eau seulement.
[19]Mot dagomsa qui correspond à « hameau », en opposition à tenga, qui est toujours la résidence d’un naba.
[20]Le séné est un petit arbuste qui porte des fruits offrant de la ressemblance avec la mirabelle, c’est le Ximenia americana. L’épicarpe du fruit est astringent, et la pulpe est légèrement purgative. Le noyau est lisse, et l’amande douce et bonne à manger.
[21]Voyez Macrizi, Histoire des Coptes, avec traduction et annotations de Ferd. Wüstenfeld, 1845 ; Gœttingue.
[22]Bondoukou est désigné à Salaga par le mot haoussa « Bitougou ».