Toutes ces monnaies sont excessivement rares. Ce n’est que par hasard que l’on trouve une ou deux pièces entre les mains de gens réputés riches.

6o Les animaux de boucherie, dont nous avons vu la provenance et la destination.

7o Le beurre de cé, rendu ici, revient trop cher pour être dirigé vers le Bondoukou et l’Anno, qui le reçoivent des Komono, par Kong, à très bon compte.

8o Les ânes, provenant du Mossi, se vendent plus ou moins cher, suivant que le stock de kolas est plus ou moins abondant à Kintampo, et atteignent parfois le prix exorbitant de 90000 à 120000 cauries, tandis qu’en temps ordinaire ils ne se vendent que 25000 à 40000 cauries.

Marchand fascinant un client.

9o Les chevaux, amenés par les Haoussa de leur pays et du Boussangsi. Prix variant de 140000 à 300000 cauries. Il se vend environ 50 chevaux par an à Salaga.

10o Les étoffes en bandes du Dagomba, du Kong, de Boualé, qui se vendent très cher ici, Salaga ne produisant ni étoffes ni teintures. Le taro ou pendé du Mossi se trouve en concurrence sérieuse avec les cotonnades grossières du Djimini et de l’Anno. De même qualité, mais rayées de bleu, elles sont vendues sur la place avec une différence de prix si légère qu’on les préfère aux taro des Mossi. Une bande de 1 m. 50 d’étoffe rayée bleu et blanc de Djimini coûte 150 cauries.

11o Les articles de provenance d’Europe, parmi lesquels figure en première ligne l’elephanten gin. Prix de la fiole : 3500 cauries.

Le calicot écru blanc, la pièce de 30 mètres (métrage lu sur la pièce), 15000 cauries, ce qui, comparé à la valeur de l’or (le gramme : 3 francs), met la pièce de 15 mètres à 9 francs.