Il est triste de constater que ce sont les Allemands et les Anglais qui fournissent ce tissu ici, tandis que nous pourrions avantageusement lutter contre ce produit. J’ai acheté à Paris[25] du très beau calicot apprêté à raison de 4 fr. 25 la pièce de 15 mètres. A Kong, on me suppliait d’en céder quelques pièces à raison de 12000 cauries, ce qui équivaut à 2 mitkal d’or ou 27 francs. Ici j’ai vendu la même étoffe 8000 cauries la pièce (12 fr. 80). Nous pouvons donc fournir mieux au même prix.

Le coton rouge en écheveaux se vend ici 900 cauries l’écheveau et à Kong 1400. C’est avec ce fil que les gens de Kong font les jolis el-harrotafe expédiés sur Djenné et Tombouctou.

La verroterie très commune.

Le foulard rouge en pièces, affreuse marchandise qui ne sera bientôt plus demandée par les noirs. Prix de vente : 400 à 500 cauries pièce.

Les étoffes imprimées, à très bon marché.

Pas de verroterie de luxe, pas de corail, enfin rien en dehors de ce que je viens de citer, sauf quelques grossiers couteaux et du laiton en baguettes.

12o Je citerai les articles apportés par les Haoussa, qui les reçoivent viâ Ghadamès ou bien des factoreries du Bas-Niger, du Yorouba et du Noufé.

Ces articles sont le papier, les chapelets, l’antimoine, des parfums, des sabres. A ces objets il faut joindre la maroquinerie haoussa, les étoffes confectionnées du Haoussa et du Noufé, le konri, sel de soude (?), et d’autres médicaments ou ingrédients servant de remèdes.

13o Enfin quelques Barba et Nago du Yorouba apportent ici de l’huile de palme et les pagnes de Kotokolé dont j’ai parlé à Oual-Oualé.

Les relations avec Koumassi sont nulles ; il n’existe aucun trafic entre la capitale de l’Achanti et celle du Gondja.