La Crique fit remarquer que ni lui ni ses camarades n’avaient de billes et Lebrac, généreusement, lui en donna une douzaine (pour un sou mon vieux) afin qu’ils pussent, devant le garde, soutenir convenablement leur rôle.
Et, sur une dernière recommandation du chef, La Crique, plein de confiance en soi, ricana:
—T’embête pas, ma vieille! Je me charge bien de lui monter le coup proprement à ce vieux trou du c... là!
La dislocation s’opéra sans tarder.
Lebrac avec le gros de la troupe gagna le bois du Teuré et, sitôt qu’on y fut, ordonna à ses hommes d’arracher des grands arbres les plus longues chaînes de véllie ou véliere (clématite) qu’ils pourraient trouver.
—Pourquoi faire? demandèrent-ils. Pour fumer? Ah ah! on va faire des cigares, chouette!
—Ne la cassez pas, surtout, reprit Lebrac, et trouvez-en autant que vous pourrez: vous verrez bien plus tard.
Toi, Camus, tu grimperas aux arbres pour la détacher, tu monteras haut, il en faut de longs bouts.
—Pour ça, je m’en charge, fit le lieutenant.
—Auparavant, y en a-t-il qui auraient de la ficelle, par hasard? questionna le chef.