— Sapristi, s'étonnait M. Pitancet, mais il est pourtant quelque part, et si rien n'a été ouvert il ne peut être que dans la maison.

Pour être puissamment déduit, ce raisonnement ne faisait toujours pas retrouver le chien.

— Il est probablement monté à la grange, hasarda la Guélotte.

La grange fut visitée, explorée et sondée dans tous les recoins accessibles : Miraut n'y était pas.

— Il ne peut être qu'à la remise ou à l'écurie, conclut la Guélotte qui, prise d'un soupçon, regardait d'un œil sévère son mari. Tu n'aurais pas ouvert la porte en allant à la cave, tout à l'heure ? demanda-t-elle.

— En fait de porte, je n'ai ouvert que celle de l'armoire pour prendre la bouteille de goutte, répliqua Lisée ; je n'ai pas quitté un seul instant M. Pitancet qui n'a pas voulu que je descende.

— Enfin, ce chien n'est pas rentré sous terre, tout de même. Il n'aurait pas eu l'idée de se cacher, émit ce dernier.

Lisée hocha la tête, indiquant par ce geste que Miraut était au contraire bien capable de cela et de toute autre chose encore, par exemple d'avoir réussi à prendre tout seul, et par des moyens de lui seul connus, la clef des champs. Il rappela le carreau cassé de jadis, et l'on refit sur sa demande une minutieuse inspection des ouvertures qui n'amena rien de nouveau.

À la fin des fins, on se résolut à tenir en détail et dans tous les coins et recoins l'écurie et la remise.

On commença par l'écurie : on visita les crèches dessus et dessous, on retourna l'amas de paille entassée dans un coin ; on regarda entre le mur et la cage à lapins, sur la brouette, derrière les portes : nulle part on ne trouva trace de son passage.