Il n’y a point d’enfant, qui au College, ou pour se préparer à y entrer, n’ait huit heures & demie & neuf heures de travail par jour.

Je ne demande que quatre à cinq heures de classe où la peine soit principalement pour les Maîtres, où ils fassent travailler les enfans devant eux, ou les disciples plus avancés feroient les démonstrations aux plus jeunes ; des Livres où l’instruction fût toute faite, une éducation qui n’exige dans les commencemens que des yeux & de la mémoire.

Dans les trois ou dans les quatre premieres années, hors ces Classes, nulle étude que des leçons agréables & utiles à retenir, qu’ils pourroient apprendre en se promenant ; la plus grande peine seroit d’écrire, de dessiner & d’apprendre un peu de Géométrie.

Des personnes instruites feront aisément l’arrangement de ce Plan & sa tablature, s’il a le bonheur d’être approuvé du Maître & de la Nation.

Je le répète, il n’est besoin, pour exécuter un bon Plan d’éducation littéraire, que de Livres qui serviroient d’instruction ou de méthode d’instruction : & ces Livres sont aisés à composer. Le Roi n’a qu’à ordonner ; qu’il dise & tout sera fait ; alors l’éducation sera facile & on ne demandera dans les Maîtres, les Gouverneurs & les Gouvernantes, que de la religion, des mœurs & de savoir bien lire ; cela ramènera à l’éducation domestique, qui est la plus naturelle & la plus favorable aux mœurs & à la société.

J’ai conduit les jeunes gens à la porte des Sciences, il est réservé à des plumes plus savantes de les introduire dans leur sanctuaire.

FIN.



[ POST-SCRIPTUM. ]