—Pardon, miss Sharp!
Elle fit le geste de m'interrompre. Elle ne voulait pas plus d'excuses, pour l'injustice de ma douleur, qu'elle ne voulait tolérer de calomnies.
Je me détournai, et, me laissant tomber sur un banc de fer, placé sous des palmiers, je cédai à l'attendrissement que je croyais avoir tari; des larmes me vinrent aux yeux.
L'Anglaise s'approcha doucement, resta debout devant moi, et, d'une voix profonde, qu'elle n'avait jamais prise pour me parler:
—Pauvre monsieur Louis!
Ordinairement, miss Sharp, quand elle n'ajoutait pas mon titre à mon nom, m'appelait M. d'Altenbourg. C'était la première fois qu'elle s'en tenait à mon prénom.
Cette familiarité était une grâce de sa pitié; j'y fus sensible, mais en même temps elle consacrait mon malheur.
Je m'imaginais que l'Anglaise était envoyée par Reine.
—Vous venez de la voir? lui demandai-je.
—Non.