—Il a osé cela! répliquai-je avec douleur, la Buondelmonti?
—Oui, tout Paris sait maintenant ce que l'on sait à Florence. Mais, encore, là-bas, en Italie, le duc gardait un peu de retenue. C'est à Paris même, à la face de son monde, qu'il a voulu afficher sa liaison, peut-être son prochain mariage avec cette vieille courtisane!
—Ah! qu'il l'épouse, mais qu'il vous laisse emmener Louise, m'écriai-je dans un transport de fureur égoïste.
—Il l'épousera, mais l'autre partie du pacte sera conclue.
—Quel pacte?
—On dit, et c'est probable, que le prince de Lévigny a été l'amant de la Buondelmonti. Ne savez-vous pas cela?
—Non, je ne le savais pas.
—C'était quand le prince pouvait être l'amant d'une fille… Aujourd'hui, s'il vit chez des courtisanes, il ne peut plus être l'amant de personne; voilà pourquoi la Buondelmonti en fait le mari de mademoiselle de Thorvilliers.
—Je ne comprends pas.
—C'est vrai; vous ne pouvez pas savoir cela, vous qui vivez hors de ce monde-là. Le prince est légendaire dans Paris pour ses dettes… cela n'est rien, pour ses vices, et pour l'horrible état dans lequel ses vices l'ont mis.