Laurent fit un pas brutal en avant. Mais l’oncle ne s’en aperçut pas.

—Et, d’abord, poursuivit-il, est-ce que, là-bas, ils t’ont déjà fait faire de l’histoire universelle?

Laurent secoua rageusement la tête.

—Non!

—C’est dommage! Alors, on ne t’a jamais parlé des Sforza, de Ludovic le More, des Noirs et des Blancs, des Guelfes et des Gibelins, des Grandes Compagnies, des condottieri?

La tête remuait toujours, de plus en plus négative et rageuse.

—A ton âge?.... Qu’est-ce qu’ils t’apprennent donc, chez toi?

L’enfant haussa les épaules. Et, comme soulagé d’exhaler son mépris, de quelque façon que ce fût:

—Ils m’apprennent l’Histoire Sainte et le catéchisme!

Un rire de l’oncle: