Tout était fini. Péruchon, après avoir déclaré aux deux enfants qu'ils dîneraient avec lui, les quitta pour se rendre chez son patron. Gaston voulut alors retourner au cimetière; il s'agenouilla sur la terre où le corps de son père venait d'être enseveli et répéta une à une toutes les prières que sa tante ou Catherine lui avalent enseignées. Ce devoir accompli, les deux amis reprirent le chemin de la rue Jean-Pain-Mollet.

Gaston marcha longtemps silencieux; Bouchot respectait sa douleur et se gardait de le troubler.

«Que comptes-tu faire, à présent? demanda enfin l'apprenti.

—Partir pour Houdan,» répondit Gaston.

Bouchot le regarda avec surprise.

«Tu oublies que nous n'avons pas assez d'argent, dit-il.

—Je mendierai, s'il le faut; je ne peux plus, je ne veux plus dormir sous le même toit que Mme Blanchette.

—Songes-tu donc à te mettre en route aujourd'hui?

—Oui,» répondit Gaston d'un ton résolu.

Bouchot, à son tour, chemina sans rien dire.