«Non, s'écria-t-il, partons.»

Il s'élança en avant; Gaston ne tarda pas à le rejoindre.

«Reste, répéta-t-il encore; ma tante, Catherine, mon parrain, ils étaient vieux lorsque je suis parti; qui sait si la mort…»

L'enfant ne put achever et sanglota à son tour.

«Qu'avons-nous donc fait au bon Dieu?» murmura-t-il.

Mais surmontant bientôt cette faiblesse, il continua:

«Si ceux que je vais implorer sont partis, s'ils me repoussent, s'ils m'ont oublié, je reviendrai. Je demanderai alors à ton père de m'enseigner son état; nous travaillerons côte à côte: car il ne me restera plus que toi à aimer. Retourne donc, et, de toute façon, attends-moi.»

Le combat fut long, Bouchot paraissait convaincu; puis, lorsque Gaston se mettait en route, il reprenait sa résolution première d'accompagner son ami.

«L'heure passe, dit Gaston, et je veux dormir ce soir à Versailles.

—Eh bien, s'écria Bouchot, jette un sou en l'air. Pile ou face! Si c'est face, je te suis; si c'est pile, je rentre dans Paris.»