A
- Abdere, v. [Celare].
Abesse. Deesse. Deficere.
1. Abesse marque une absence qui se réduit à une relation de lieu, ne pas être quelque part, par opposition à adesse ; deesse marque une absence qui rend un tout incomplet, comme manquer, faire défaut, par opposition à esse et superesse. Cic. Brut. 80. “Calidio hoc unum, si nihil utilitatis habebat, abfuit, si opus erat, defuit.” “Si vous jugez cette qualité inutile, j’avouerai qu’elle n’existait pas chez Calidius ; si vous la jugez nécessaire, je conviendrai qu’elle lui faisait défaut.”
2. Deesse s’applique à ce qui nous fait complétement défaut, deficere, à ce qui commence à nous faire défaut. Cic. Verr. I, 11. “Vererer ne oratio deesset, ne vox viresque deficerent.” “Je craindrais que la parole ne me manque, que ma voix et mes forces ne faiblissent.”
- Abnuere, v. [Negare].
Abolere. Delere.
Abolere, anéantir, faire disparaître et plonger dans l’oubli par tous les moyens possibles ; delere, détruire, mettre en mauvais état, hors de service. Abolere se dit plutôt des œuvres de l’esprit ; delere, des objets matériels. “Leges abolentur, urbes delentur.” “On annule les lois, on détruit les villes.”
Abominari. Exsecrari. Detestari.
Abominari, repousser un présage qui fait horreur, chercher à détourner par une pratique religieuse un malheur qui nous menace, par opposition à omen accipere ; exsecrari, maudire en excluant un coupable de la société des hommes, en le déclarant sacer, en le dévouant aux dieux des enfers, par opposition à bénir ; enfin detestari, chercher à éloigner de nous, en invoquant les dieux, un danger dont nous menace une personne ou une chose ; il a pour opposé appeler par ses prières.