—Allons, mademoiselle Fossette, je retourne à mes chapeaux; mais, puisque vous êtes si méchante, je ne ferai plus vos commissions.

—Ah! une idée, monsieur Robiquet, si vous alliez nous chercher des sucres d'orge, cela remettrait Geneviève. Tenez, voilà trois sous.

—Gardez votre argent, mademoiselle. Vous me permettrez bien de vous faire ce petit cadeau.

—Vous savez, monsieur Robiquet, repartit Fossette en affectant un air sévère, que je n'accepte jamais rien des hommes.

—Jamais rien! murmura Robiquet en se dirigeant vers la porte. Et ces belles fleurs-là que vous apporte tous les huit jours un commissionnaire....

—Comme tu tourmentes ce pauvre garçon, Fossette, dit Geneviève, quand Robiquet fut dehors.

—Si je ne le tourmentais pas un peu, il est si bon, qu'il engraisserait.»

[XV]

«Comment avez-vous fait la connaissance de votre aristo? demanda Claudine à Fossette.

—Sur la place de la Madeleine, au marché aux fleurs. Je contemplais un magnifique pot d'azalées, et j'en demandais le prix.—C'est trop cher pour moi, dis-je avec un soupir. Lui, il était là qui me regardait tout surpris, et il me pria d'accepter le pot d'azalées.