«Voyons, mon ami, dit-elle, tâchez de me distraire un peu; et, si je sortais tout à l'heure, retenez-moi afin de m'empêcher de commettre une sottise et une lâcheté.»

De nouveau, elle s'efforça de lutter. Elle parlait avec volubilité. Elle riait aussi, mais d'un rire nerveux et strident qui faisait mal.

Tout à coup elle rejeta son ouvrage, remit son chapeau et son châle.

Robiquet tâcha de la retenir.

«Il faut que j'aille, il faut que j'aille, dit-elle fiévreusement; il me semble qu'il va mourir.»

Et elle se précipita dehors.

Il était quatre heures lorsqu'elle arriva chez M. de Barnolf. Depuis vingt minutes il était sorti.

Quand elle apprit qu'il n'était pas chez lui, sa douleur fut si vive qu'elle tomba sur un siège, ne pouvant plus se soutenir.

Elle questionna le domestique.

«Il est allé chez Mme de Beausire,» répondit-il.