Le nom seul de la mère donné à l'enfant;
L'héritage placé seulement dans la ligne maternelle.
«Le mariage, dit-il, est un acte purement individuel et, comme célébration, un acte purement religieux.» (Id. p. 64.)
«Le mariage est un acte de la foi, non de la loi; c'est à la foi à le régir; ce n'est pas à la loi à le régler.
«Dès que la loi intervient, elle intervient sans droit, sans nécessité, sans utilité.
«Pour un abus qu'elle a la prétention d'écarter, elle en fait naître d'innombrables qui sont pires, et dont ensuite la société souffre gravement, sans se rendre compte de la cause qui les a produits.» (Id., p. 12.)
«La liberté légale dans le mariage, c'est l'amour durable dans le ménage; l'indissolubilité dans le mariage, c'est l'amour habituel hors du ménage.» (Id., p. 51.)
Au sujet de l'héritage et de la dot, l'auteur s'exprime ainsi:
«Hériter à la mort de sa mère, parce que maternité et certitude sont deux termes équipollents, et recevoir du vivant de son père, parce que paternité et doute sont deux termes inséparables, telle est la loi vraie de la nature.» (Id., p. 52.)
Dans la pensée de M. de Girardin, la femme a les mêmes droits que l'homme à la liberté et à l'égalité; les sexes sont égaux, non par la similitude, mais par l'équivalence des facultés et des fonctions, l'homme produit, acquiert, la femme administre, épargne: c'est donc à l'homme de pourvoir aux frais du ménage. Son devoir, en s'unissant à une femme, est de lui constituer un douaire inaliénable, qui lui permette de remplir convenablement ses fonctions maternelles, et de se soustraire aux vices qui résultent fréquemment de la misère et de l'abandon.