«L'homme apporte, la femme transmet;
«La dot demeure l'attribut du père, l'héritage devient le privilége de la mère;
«Chacun des deux exerce ainsi la fonction qui lui est naturelle, et conformément à l'essence des choses.» (Id. p. 53 et 54.)
Plusieurs femmes se sont demandé si M. de Girardin reconnaît le droit politique aux femmes. Il n'en dit rien dans son ouvrage: La liberté dans le mariage, ni dans sa Politique universelle. Mais quand un homme écrit que:
«La femme, s'appartenant et ne relevant que de sa raison, a les mêmes droits que l'homme à la liberté et à l'égalité;
«Que le suffrage universel doit être individuel et direct;
«Que tout porteur d'une assurance générale a droit d'y prendre part;»
Il est clair qu'on peut en induire, sans de grands efforts de logique, que la femme libre et égale à l'homme,
La femme comprise dans l'universalité,
La femme ayant, comme l'homme, sa police d'assurance, a le droit, comme l'homme, d'être électeur, éligible et de voter individuellement et directement.