Nous demandons à M. Michelet s'il considère son sexe comme toujours malade, parce qu'il est rongé par le cancer, défiguré par des dartres; parce que les affections héréditaires le torturent autant que nous et qu'il est bien plus décimé, affaibli que le nôtre, par les honteuses maladies fruits de ses excès.
A quoi donc pense M. Michelet de parler des maladies des femmes, en présence de celles des hommes tout aussi nombreuses?
La femme ne doit ni divorcer ni se remarier parce que l'homme l'a faite sienne. Ce qui le prouve, c'est que les enfants de l'amant ou du second mari ressemblent à l'époux premier.
S'il en est ainsi, monsieur, il n'y a pas d'enfants qui ressemblent à leur mère.
Il n'y a pas d'enfants qui ressemblent à l'un des ascendants ou des collatéraux de l'un des époux.
Tout enfant ressemble au premier qu'a connu sa mère.
Pourriez-vous alors nous expliquer pourquoi, si souvent, il ne lui ressemble pas?
Pourquoi il ressemble à un aïeul, à un oncle, à une tante, à un frère, à une sœur de l'un des conjoints?
Pourquoi dans certaines villes du sud de la France, les habitants ont conservé le type grec, attribué aux femmes, au lieu de prendre celui des pères barbares?
Pourquoi les négresses qui conçoivent d'un blanc, mettent au jour un mulâtre, le plus souvent porteur de grosses lèvres, d'un nez épaté et de cheveux laineux?