M. PROUDHON. Vous faites bien; car moi seul suis capable de vous renseigner; écoutez-moi donc.
«L'être humain complet, adéquat à sa destinée, je parle du physique, c'est le mâle qui, par sa virilité, atteint le plus haut degré de tension musculaire et nerveuse que comporte sa nature et sa fin, et par là le maximum d'action dans le travail et le combat.
«La femme est un DIMINUTIF de l'homme à qui il manque un organe pour devenir autre chose qu'un éphèbe.
«Elle est un réceptacle pour les germes que seul l'homme produit, un lieu d'incubation comme la terre pour le grain de blé; organe inerte par lui-même et sans but par rapport à la femme. Une semblable organisation..... présuppose la subordination du sujet.
«En elle-même, je parle toujours du physique, la femme n'a pas de raison d'être: c'est un instrument de reproduction qu'il a plu à la nature de choisir de préférence à tout autre.
«La femme, de ce premier chef, est inférieure devant l'homme: une sorte de moyen terme entre lui et le reste du règne animal.»
(3e volume: La Justice, etc., p. 339.)
Et remarquez que je ne suis pas seul de mon avis: «La femme n'est pas seulement autre que l'homme, disait Paracelse; elle est autre parce qu'elle est moindre, parce que son sexe constitue pour elle une faculté de moins. Là où la virilité manque, le sujet est incomplet; là où elle est ôtée le sujet déchoit.
«Il ne lui manque (à la femme) au point de vue physique que de produire des germes.
«De même au point de vue de l'intelligence la femme a des perceptions, de la mémoire, de l'imagination; elle est capable d'attention, de réflexion, de jugement: que lui manque-t-il? De produire des germes, c'est à dire des idées. (Id. p. 354).