«Les femmes ont si peu le sens juridique, que le législateur qui a fixé l'âge de la responsabilité morale, pour les deux sexes, à seize ans, aurait pu la reculer pour les femmes jusqu'à quarante-cinq. La femme ne vaut décidément comme conscience qu'à cet âge.» (Id. p. 372.)

D'elle-même, la femme est impudique (Id. p. 372). C'est donc de l'homme qu'elle reçoit la pudeur «qui est le produit de la dignité virile, le corollaire de la justice. (Id. p. 371.)

«La femme n'a pas d'autre inclination, pas d'autre aptitude que l'amour.

«Aux œuvres de l'amour, l'initiative appartient vraiement à la femme.» (Id. p. 371.)

MOI. Que de gens vous allez surprendre, Maître, en leur révélant que la pudeur vient de l'homme; que conséquemment toutes les jeunes filles séduites, toutes les petites filles dont les tribunaux punissent les corrupteurs et les violateurs, ne sont que des coquines qui ont, par leur initiative, fait oublier aux hommes leur rôle d'inspirateur de chasteté!

Vous m'éclairez, illustre Maître; et je vais écrire un mémoire pour demander que toutes les femmes et filles séduites et violées soient punies comme elles le méritent; et que, pour consoler les séducteurs, suborneurs, corrupteurs et violateurs, pauvres victimes innocentes de la férocité féminine, d'avoir péché contre le corollaire de la justice et le produit de la dignité virile, on cultive force roses, afin que les maires des quarante mille communes de France et de celles de l'Algérie les couronnent rosiers.

M. PROUDHON. Raillez tant qu'il vous plaira; la femme n'en est pas moins si perverse de sa nature que, par inclination, elle recherche les mâles laids, vieux et méchants. (Id. p. 366.)

MOI. N'est-ce pas un peu exagéré, Maître?

M. PROUDHON. (oubliant ce qu'il vient de dire). «La femme préfère toujours un mannequin joli, gentil, à un honnête homme; un galantin, un fripon, en obtient tout ce qu'il veut: elle n'a que du dédain pour l'homme capable de sacrifier son amour à sa conscience.» (Id. p. 366.)

Vous voyez ce qu'est la femme: «Improductive par nature, inerte, sans industrie, ni entendement, sans justice et sans pudeur, elle a besoin qu'un père, un frère, un amant, un époux, un maître, un homme enfin, lui donne, si je puis ainsi dire, l'aimantation qui la rend capable des vertus viriles, des facultés sociales et intellectuelles.» (Id. p. 372.)