—Je suis bien aise, dit madame de Vallonay en souriant d'un air un peu moqueur, que cette leçon vous soit devenue tout-à-fait inutile. Mais vous n'en voyez pas d'autres?

—Que pourrait-il donc y avoir?

—Ah! vraiment, ma fille, je ne vous le dirai pas, vous pourriez trouver que je vous apprends des choses que tout le monde sait; cherchez.

En disant ces mots, madame de Vallonay passa dans le cabinet de son mari, à qui elle avait à parler, et laissa Julie dans le sien avec son ouvrage, ses livres d'histoire et sa sonate à étudier. Lorsqu'elle revint il était dix heures. Au moment où elle ouvrit la porte, Julie fit un cri et sauta sur sa chaise d'un air tout effrayé.

—Qu'avez-vous donc, ma fille? lui demanda sa mère.

—Oh! rien, maman, c'est que j'ai eu peur.

—Peur! et de quoi?

—C'est que vous m'avez surprise!

—Quel enfantillage! Allons, il est tard, allez vous coucher.

—Maman, venez-vous!