Et dont mon cœur est haletant.

Vraiment je mourrai et cela n’est rien.

Connaissez-vous, ô ceux qui passent,

L’amour et la bouche que je veux !…

Et voici Mouni aux pieds de Claude, comme une petite chose blanche, vivante et dangereuse.

— Relève-toi, Mouni, enfant du démon, ô medjnouna ![31]

[31] Possédée des esprits.

Il se fait gravement paternel.

— Vous avez eu la fièvre et le vertige et cela n’est rien ; cela passera avec le soleil d’aujourd’hui. Allez-vous-en vite, petite fille. Aziza Dherif vous cherche et Noura serait inquiète si vous rentriez tard.

Mouni disparaît aux plis de sa ferachïa et s’éloigne, rapide, sans confusion ni rancune, confiante en ce qui doit « être écrit » et s’accomplira suivant le désir de son cœur et la volonté de Dieu.