Les petites dents de Mouni grincent sous son voile.
— Dieu sait tout et Si Rabah n’a jamais menti, affirme Fatma.
Quand Mouni rentra, elle répondit aux questions de Noura :
— J’étais chez Aziza Dherif qui est triste à cause de son fils. Je suis restée avec Sisann.
Sa voix était très calme, ses paupières closes à demi.
— Je voudrais que tu ne sortes jamais sans moi, chérie.
— C’est bien, mais que crains-tu ? Si le mal doit nous atteindre, il se trouvera dans la maison comme dans la rue.
Elle attira Noura vers le piano.
— J’ai le cœur léger. Tu es belle et chère. Je suis heureuse. Chante pour moi.