Mouni profère un cri strident.
Brusquement, le cri qui vibrait s’éteint.
L’enfant désespérée voile son visage d’un pan de sa melahfa, recule et disparaît dans la pièce voisine…
Cherïef-Soltann vient d’entrer.
Il l’a vue. Sa voix interroge en prononçant un nom :
— Mouni ?
— Mouni, répond Bou-Halim faisant place à son hôte.
Le vieil Abencérage sait l’éducation de la petite princesse, comme il sait sa jeunesse et sa beauté. Il comprend, il sourit de son très noble et très clair sourire où flue un regret.
— Elle ne veut pas ?
— Cela n’est rien. Elle voudra. C’est à cause des maléfices de la science et de sa Mâlema. Nous l’en délivrerons.