Au murmure des invocations, la momie passe de mains en mains et, suivant la coutume :
— Laisse-moi baiser ton fils, dit chaque femme en posant une pièce d’argent sur la poitrine de l’enfant.
Elles formulent des souhaits :
— Dieu le garde jusqu’au jour de la circoncision !
— Que sa part soit enviable et son sort près des princes.
— Que sa mère puisse dire : — « J’ai enfanté dans le bien et mon fils est grand parmi les plus grands ».
Le futur héros est rendu aux bras de la matrone. Celle-ci remet l’argent à la mère, disant la valeur de chaque pièce et le nom de l’invitée qui la donna. Dans une circonstance identique, Louïz devra rendre des sommes semblables. Et le nom de la petite Mâlema est béni, à cause d’une pièce d’or.
La Bent Fraîchichi chanta au claquement de ses mains ridées.
Noura se levait.
— Je vais voir Djénèt avant que la nuit tombe.