— Quelle est celle-ci ?
— Que t’importe.
— Une Roumïa, ta sœur ou ton amie ?
Il roule une cigarette entre ses doigts et, prêt à franchir la porte, négligemment :
— Ecoute. Mon amie à moi m’a prié de te dire ce nom : « Noura », « et que tu viennes dans le dernier jardin avant la dune, tout à l’heure. » — Tes « enfants d’argile » sont jolis ; mais les amies vivantes valent mieux. Le salut sur toi.
Il disparaît. Claude stupéfait n’a pas eu le temps de l’interroger.
Le bernous du sculpteur s’immobilisa devant une melahfa bleue comme en portent les métisses. La créature ainsi vêtue, — une enfant presque et si mince, — cachait son visage et ses bras sous un voile blanc. Etait-ce une très jeune fille aventureuse ou une petite épouse adultère ?
La seguïa coulait sans murmure et l’ombre des palmiers était pleine de silence.
— Qui m’a fait venir au nom de Noura ? demanda Claude Hervis.