Claude satisfait la ramena dans l’atrium de la blanche maison mauresque.

— Bravo ! dit l’Amie.

Le Mahdi souriait.

Noura fronça les sourcils.

Toute la coquetterie native de Mouni s’avivait au contact des choses belles.

Elle s’écria :

— Que ta robe française était laide, ô Noura !

— Pourquoi l’avoir ainsi affublée ? demanda la jeune fille au sculpteur.

— Vous l’aviez travestie en un inharmonieux fantoche. Je l’ai rendue à son harmonie première. Noura, je vous adresse une prière au nom de notre amitié. Puisque le destin permet ce crime, la transplantation de ce genêt saharien dans votre jardin…

— Soyez un jardinier avisé, interrompit le Mahdi. Le genêt ne doit pas être élagué et dirigé comme un rosier de France. Vous pouvez améliorer son parfum en lui laissant son originalité. Cultivez et transformez l’intelligence de Mouni, mais ne changez pas sa figure.